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SNAPSY

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jeudi 6 juin 2013

Santé : Les représentants des grévistes reçus au ministère

Jeudi 06 juin 2013

Santé : Les représentants des grévistes reçus au ministère
par Salah-Eddine K.
Hier, lors du sit-in devant le siège du département de Ziari, les représentants des trois syndicats de l'Intersyndicale de la Santé publique, entre praticiens (SNPSP), praticiens spécialistes (SNPSSP) et psychologues (SNAPSY) ont été reçus séparément par le chef de cabinet du ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH) M. Rezgui. Du nouveau, cette fois c-i, puisque le ministère a enfin accepté d'ouvrir un dialogue avec les syndicats en grève. Une issue honorable pour les grévistes qui ne demandaient qu'à être reçus par une tutelle qui a tardé à le faire et ce n'est qu'au bout de 5 semaines de grève que le MSPRH a enfin réagi à leur mouvement.

C'est aux environs de 13 heures que les représentants syndicaux, Khaled Keddad (Snapsy), Lyes Mérabet (SNPSP) et Mohamed Yousfi (SNPSSP), rendirent compte à leurs camarades en sit-in, du déroulement de leurs réunions avec les responsables du ministère qui se sont engagés, selon les intervenants que toutes les questions liées à leurs revendications seront examinées une à une. Les représentants des trois syndicats visiblement satisfaits de l'issue de cette grève, se donnèrent tout de même rendez-vous demain pour une ultime réunion sous la houlette de l'Intersyndicale qui viendra couronner les réunions des conseils nationaux de ces syndicats, comme le prévoit le règlement intérieur de l'Intersyndicale.

Si le retour au travail des professionnels (praticiens, dentistes, pharmaciens, spécialistes, psychologues exerçant dans la Santé publique) est presque imminent, les syndicats disent qu'ils n'accepteront sous aucun prétexte, les décisions de l'administration prises à l'encontre de grévistes dans différents hôpitaux du pays (mises en demeure, suspensions, mutations), des mesures répressives et pour le moins illégales, explique-t-on au sein des grévistes. L'on estime que la loi est claire et aucun directeur ne peut prendre des décisions répressives pendant la grève. Car la grève est un droit, soutiennent les représentants syndicaux qui « disent rester intraitables sur la question » car il s'agit de la préservation de notre dignité. A ce propos, le président du SNAPSY, M. Khaled Kedad, dira que huit psychologues du CHU Frantz Fanon de Blida ont été purement et simplement licenciés pour avoir poursuivi la grève.

Des présidents de syndicats de l'éducation Sadek Dziri de l'UNPEF et Meziane Mériane du SNAPEST, ont critiqué l'attitude adoptée par le ministère de la Santé jusque-là et ont accusé ses responsables «d'avoir laissé les choses pourrir». 

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