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mardi 4 juin 2013

5e semaine de grève de l’Intersyndicale de la santé

5e semaine de grève de l’Intersyndicale de la santé
C’est le statu quo
Par : Malika Ben


La tutelle prône le dialogue mais ne fait rien pour le concrétiser et préfère maintenir la répression. Huit psychologues (des femmes) du CHU de Blida ont reçu, hier, leurs décisions de suspension.

Déterminée à aller jusqu’au bout de son combat, l’Intersyndicale des professionnels de la santé publique est revenue à la charge. Praticiens (généralistes, pharmaciens et dentistes), spécialistes et psychologues ont entamé, hier, trois jours de grève nationale.
Une action renouvelable depuis déjà cinq semaines et qui sera ponctuée une fois encore par un rassemblement devant le ministère de la Santé.
Un mouvement de protestation qui s’installe dans la durée sans que cela inquiète outre mesure les responsables du département de la Santé. Seuls les citoyens sont pénalisés et croisent les doigts pour qu’ils ne tombent pas malades pendant les journées de débrayage où un service minimum est certes assuré, mais dans des conditions très difficiles. Chose somme toute normale quand on sait que même en temps de stabilité, le secteur de la santé publique n’est pas en mesure de prodiguer les meilleures prestations aux malades pour des raisons évidentes. Mais toujours est-il que nombreux sont ces citoyens qui ne peuvent alourdir leur budget, déjà limité, par des soins dans des cabinets privés. Et ces citoyens sont les premières victimes d’un bras de fer dont le dénouement n’est pas pour demain. C’est ce que nous a confirmé hier le président du Snpsp en révélant : “Malheureusement, la situation n’a pas évolué. Rien n’a changé, nous attendons toujours l’ouverture d’un dialogue officiel pour que chaque syndicat puisse exposer ses points spécifiques et apaiser la situation.” Le docteur Lyès Merabet, qui regrette le maintien des mesures de répression via les menaces de suspension dont celle des 8 psychologues du CHU de Blida, de mutation, les mises en demeure, a démenti les déclarations de la tutelle concernant l’ouverture d’un dialogue. Fraîchement installé au poste de SG au ministère de la Santé, l’ex-directeur de l’École nationale de santé publique d’El-Marsa,
qui connaît les responsables syndicaux, a eu l’amabilité de s’entretenir par téléphone avec le docteur Merabet sur la situation. Officiellement, aucune invitation n’a été adressée aux différents syndicats. Le département de la Santé multiplie pourtant les déclarations sur sa disponibilité au dialogue et a même ouvert des négociations avec des partenaires sociaux triés sur le volet, non pas dans le but de stabiliser le secteur, mais juste pour faire baisser la pression qui allait crescendo en éliminant certains syndicats du terrain de la protestation.
Il s’agit des paramédicaux, enseignants paramédicaux, corps communs et ouvriers professionnels qui ont repris du service il y a une semaine.
M B

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