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jeudi 9 mai 2013

Vers la radicalisation du mouvement de protestation


Jeudi, 09 Mai 2013
Intersyndicale de la santé à Alger
Vers la radicalisation du mouvement de protestation
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Ils étaient plus d’un millier de travailleurs du secteur de la santé à avoir fait le déplacement de plusieurs wilayas pour prendre part au rassemblement tenu hier, devant le ministère de la Santé à Alger, en réponse à l’appel lancé par l’Intersyndicale du secteur.
Tout le périmètre était encadré par des policiers des brigades antiémeute. Des dizaines de fourgons de police sont restés stationnés devant le ministère de la Santé depuis la matinée. Cette action intervient au dernier jour de la grève qui a paralysé tous les établissements de santé avec un taux de suivi se situant à 85% à l’échelle nationale. Encadrés par le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), le Syndicat national des psychologues (Snapsy) et le Syndicat autonome des paramédicaux (SAP), les protestataires ont crié leur ras-le-bol de la situation de «pourrissement qui caractérise le secteur depuis des années».
La radicalisation du mouvement de protestation semble être l’option favorisée par les centaines de protestataires qui expriment, à travers leurs banderoles et slogans, leur décision d’aller jusqu’au bout de leur combat pour «un système de santé plus équitable». «Val-de-Grâce pour tout Algérien malade», «Où sont nos droits ?», ou encore «Le malade otage de la politique actuelle de la santé» sont autant de messages exprimés par les protestataires qui réclament l’ouverture du dossier de la révision du statut particulier régissant le secteur, dont le contenu actuel «est une aberration pour la carrière des praticiens et autres travailleurs».
L’Intersyndicale ne semble pas du tout «complexée» par le communiqué de la tutelle faisant état d’une décision de justice selon laquelle la grève était illégale. «Nous n’avons été destinataires d’aucune notification de la justice, ni été convoqués par un quelconque tribunal. Ce sont des informations qui nous sont parvenues à travers la presse. Nous ne comprenons pas si, décision de justice il y a, pourquoi la procédure n’aurait pas été respectée», s’interroge le docteur Lyès Merabet, président du SNPSP et membre de l’Intersyndicale. Les membres de l’Intersyndicale ont dénoncé le «refoulement» de plusieurs praticiens empêchés d’atteindre les lieux du rassemblement.
Devant le silence de la tutelle concernant les revendications, une réunion est prévue à la fin de cette action pour son évaluation et l’adoption d’un calendrier d’autres actions visant le même objectif. Même si la tendance générale est vers la radicalisation du mouvement de protestation, les syndicats initiateurs de la grève et du rassemblement préfèrent se référer à leurs instances respectives avant d’annoncer une quelconque décision. 

Fatima Arab

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