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dimanche 5 mai 2013

Santé : L'intersyndicale maintient la pression



Dimanche 5 mai 2013
Santé : L'intersyndicale maintient la pression
par Salah-Eddine K.
A la veille de l'expiration du préavis de grève déposé par l'intersyndicale de la santé, la tutelle ne réagit toujours pas.

Annoncée depuis quelques jours, la grève de 3 jours, prévue à partir du 6 mai, à laquelle a appelé l'intersyndicale des syndicats autonomes de la Santé publique (SNPSSP, SNPSP, SNAPSY et SNPEPM (des enseignants paramédicaux), semble maintenue «dès lors que la tutelle s'est confinée dans un mutisme depuis le dépôt de préavis de grève par l'intersyndicale». Hier, les responsables des 4 principaux syndicats cités, ont animé une conférence de presse à Alger pour expliquer pour la énième fois les raisons qui poussent praticiens généralistes, praticiens spécialistes, psychologues, et enseignants paramédicaux exerçant dans le Santé publique à ce débrayage de 3 jours. Cela fait huit mois que les syndicats de la santé ont gelé leurs actions de protestation pour donner au ministre de la Santé Abdelaziz Ziari (alors fraîchement installé) le temps nécessaire pour se pencher sur les revendications des uns et des autres. Des instructions ont été données par d'abord le Premier ministère dès le début de l'année 2013 et ensuite par le ministre de la Santé, lui-même, le 12 février afin d'ouvrir un dialogue avec les professionnels de la santé pour entamer le règlement de ce dossier. Mais le 17 avril, les choses ont pris une autre tournure. Le ministère de la Santé, dans un communiqué de presse, indique que la tutelle est incompétente quant à la prise en charge du dossier de revendications des protestataires.

Il s'agit de revendications allant de l'amendement de leur statut particulier et du régime indemnitaire à l'octroi de primes dont les protestataires se disent injustement privés (rétablissement dans leur droit aux grades, prime de contagion, prime pour encouragement du personnel exerçant dans les régions du Sud et des Hauts-Plateaux...)

«Qu'est ce qui cloche pour aller de l'avant dans le traitement du dossier des revendications? » s'interrogeait Khaled Keddad, le porte-parole de l'intersyndicale pour qui le vrai motif de cette dérobade de la tutelle à ses responsabilité réside dans le fait que la Santé publique «ne recueille pas l'intérêt qu'elle doit mériter par les responsables». «Sinon comment expliquer ce silence de la part de la tutelle alors que le secteur connaît déjà une véritable ébullition marquée par une grève des corps communs de la santé et des paramédicaux ?»

Les membres de l'intersyndicale ont alerté sur une situation en «dégradation continuelle», a indiqué Lyes Mérabet, président des praticiens de la Santé publique (SNPSP), syndicat qui vient d'observer 3 jours de grève. Même son de cloche chez les autres membres de l'intersyndicale. Dr. Mohamed Yousfi, représentant des praticiens spécialistes, considère que «si les responsables n'accordent pas assez d'intérêt au secteur de la Santé publique, c'est parce que le malade ne les intéresse pas tellement d'autant qu'une grève dans la santé ne fait pas autant de bruit que dans l'Education nationale par exemple où l'on s'empresse de ne pas laisser les choses traîner afin de satisfaire les revendications des enseignants».

Pour l'intersyndicale, les responsables du secteur de la santé ne semblent pas s'inquiéter de la situation dans laquelle se trouve la Santé publique. Parlementaires et partis politiques sont pointés du doigt par l'intersyndicale qui leur reproche de ne pas s'impliquer dans la défense du secteur de la santé, dans la défense de l'intérêt des professionnels et par conséquent de celui du malade.

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