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jeudi 16 mai 2013

Rassemblement des médecins empêché par la police


Jeudi 16 Mai 2013
Troisième jour du débrayage dans la santé
Rassemblement des médecins empêché par la police

Le rassemblement prévu de l'Intersyndicale des professionnels de la santé (ISPS) devant le ministère, a été empêché hier par les forces de l'ordre.
Un important dispositif sécuritaire a été déployé, a-t-on constaté sur les lieux. Avec cette action, les quatre syndicats ont démontré pour la deuxième semaine consécutive leur rapport de force d’aller jusqu’au bout.
Des représentants de l’Intersyndicale des autres wilayas  étaient au rendez-vous de ce rassemblement pour dénoncer l’abandon de la tutelle, par rapport à leurs doléances. Cette action de protestation intervient au troisième jour de la nouvelle grève cyclique décidée par l’Intersyndicale de la santé publique (ISP) pour demander notamment l’amendement des statuts des différents corps et dénoncer leurs conditions de travail.
Le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) Lyès Merabet, a affirmé que le seul responsable de cette paralysie dans le secteur de la santé, «est bien monsieur Ziari». «Après huit mois d’attente, rien n’est encore fait pour le moment. On dirait que c’est un ministre de la Défense, pas de la Santé ?» s’interroge-t-il. Et d’ajouter : «Jusqu’à présent, les portes du dialogue sont fermées de la part des responsables du ministère. Aucun syndicat n’a été appelé à une réunion de conciliation par la tutelle», a-t-il assuré.
A propos, les 18 % de taux de suivi que le responsable de la Santé a avancé avant-hier dans un communiqué, le syndicaliste tient à préciser : qu’il dise ce qu’ il veult sur ce sujet. «S’il veut sauver ce secteur de la santé, ce n’est pas ça le problème. Ils ont tous nos cordonnées, alors il faut nous contacter, afin de trouver un arrangement entre les deux parties», a-t-il assuré.   
Pour sa part, Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSSP), a précisé que cette démarche de protestation n’est pas la dernière, car la tutelle n’a pas répondu à nos préoccupations. «La tutelle veut nous piéger avec les citoyens, d’ailleurs deux médecins ont été agressés avant-hier à l’hôpital de Beni Messouss, par des citoyens», a-t-il dénoncé 
«Le système public de la santé est malade depuis très longtemps, d’ailleurs la plupart de nos hauts responsables se soignent ailleurs. C’est une preuve suffisante que ce département est en train de se dégrader de plus en plus, pas seulement pendant la grève», a-t-il ajouté.
A propos de certains partis politiques qui ont accusé leur mouvement, le même syndicaliste a assuré que ce sont des gens qui s’occupent de tous les autres problèmes, hormis les préoccupations des citoyens.
Avec le débrayage des corps communs et celui des paramédicaux, le mouvement des praticiens généralistes, spécialistes et psychologues a fini par paralyser complètement les établissements de santé publique ces derniers jours.
Pour rappel, l’Intersyndicale de la santé, englobant les praticiens de la santé publique, les spécialistes et les professeurs en paramédical, observe une grève de trois jours renouvelable, pour réclamer la révision, à la fois de leur statut particulier et du régime indemnitaire ainsi que l’ouverture du concours pour l’accès au grade de praticien chef pour les spécialistes.
Par Ahcène Hadjam

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