.

.

SNAPSY

.

lundi 13 mai 2013

L'intersyndicale répond au ministre de la Santé


Lundi 13 Mai 2013
Nouveau mouvement de protestation : L'intersyndicale répond au ministre de la Santé
par Salah-Eddine K.
L'intersyndicale des professionnels de la santé publique (ISPS) regroupant le SNPSSP, le SNPSP, le SNAPSY et le SNPEPM a réagi aux déclarations faites par le ministre de la Santé le jeudi dernier à Tipaza où il leur signifia un «niet catégorique» quant aux revendications de ces syndicats et notamment concernant le volet lié à l'amendement du statut particulier et du régime indemnitaire. L'intersyndicale relève des contradictions dans les propos du ministre de la Santé notamment en ce qui concerne le taux de suivi qui, selon l'ISPS, a atteint les 80% et non comme déclaré par la tutelle de 25%. Le ministre de la Santé est accusé de mener la situation au pourrissement. Sinon comment interpréter ses propos indiquant que «les grévistes n'ont qu'à choisir entre la reprise du travail ou de quitter le secteur». Des propos jugés irresponsables venant de quelqu'un censé penser à la santé du citoyen.

«Des propos qui font mal» lorsqu'on sait que les praticiens de la santé, spécialistes, psychologues et enseignants en paramédical, avaient nourri des espoirs de voir leurs revendications aboutir notamment avec l'installation de Abdelaziz Ziari à la tête du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH) il y a plus de 8 mois. D'autant, soutient l'intersyndicale, que des assurances ont été données entre-temps par le gouvernement et par le ministre de la Santé lui-même le 12 février dernier, avant qu'un revirement de la situation ne se produise par la suite, le ministère de la Santé affirmant ne pas avoir compétence pour régler le dossier des revendications émises par ces syndicats. Le porte-parole du l'intersyndicale, Khaled Keddad, étalant des copies des PV datant de mai 2011, indiquera que le ministère de la Santé s'est engagé, en cette période, pour amender les statuts qui font l'objet de revendications de l'intersyndicale. Et de conclure en s'interrogeant sur la notion de «pérennité de l'administration qui fait encore défaut».

Le représentant des organisations syndicales citées ont, par ailleurs, dénoncé le fait que des chefs de partis et députés se prononcent sur «cette grève en nous qualifiant de rouler pour des officines étrangères». «Nous n'acceptons pas que quelqu'un veille faire douter de notre patriotisme et de notre nationalisme», indique-t-il. Et de souligner que «les revendications de l'intersyndicale sont légitimes et ne peuvent êtres extraprofessionnelles». L'intersyndicale donne rendez-vous à ses adhérents pour une grève aujourd'hui et demain qui sera suivie d'un rassemblement devant le ministère de la Santé.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire