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SNAPSY

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dimanche 23 décembre 2012

Les syndicats autonomes créent une confédération




Dimanche 23 décembre 2012
Les syndicats autonomes reviennent à la charge. Sept d’entre eux annoncent la création de la Confédération des syndicats autonomes (CSA) et exigent à l’unisson d’être présents à la tripartite.
Nawal Imès- Alger (Le Soir) - Les syndicats autonomes des secteurs de la santé (SNPSSP, SNPSP, SNPEPM, Snapsy), ceux de l’éducation (Unpef, Snapest) et le Cnes représentant l’enseignement supérieur n’abandonnent pas une revendication presque aussi vieille que le combat syndical, à savoir d’être associé aux négociations lors de la tripartite. Seule la forme change. Ils s’organisent en confédération pour constituer une force de frappe et s’imposer face à des pouvoirs publics qui ne s’embarrassent pas de cultiver les contradictions. Ils reconnaissent, en effet, l’existence des syndicats autonomes mais continuent de leur refuser le sésame pour participer à la réunion gouvernement-patronat-syndicats. C’est pour mettre un terme à cette situation des plus singulières que le SNPSSP, le SNPSP, le SNPEPM, le Snapsy, l’Unpef, le Snapest et le Cnes annoncent la naissance de la confédération. Dès le 8 janvier prochain, une commission nationale sera installée. Elle aura pour mission de définir les organes de la confédération et de déposer le dossier d’agrément auprès du ministère du Travail. Le noyau dur de la confédération n’exclut pas l’arrivée d’autres syndicats pour peu qu’ils partagent les principes fondamentaux qu’est le respect des libertés syndicales. Avant même d’obtenir le quitus des pouvoirs publics, les sept syndicats autonomes exigent d’être associés à l’élaboration des lois sur le travail et le respect des conventions internationales en matière de libertés syndicales. Ils s’étonnent que le patronat soit largement représenté à la tripartite et que les travailleurs n’aient droit qu’à une seul représentativité à travers la Centrale syndicale. Le Dr Merabet, président du SNPSP, estime que le moment est opportun pour ouvrir ce débat au regard des réformes engagées par le président de la République et de vérifier si la volonté des pouvoirs publics s’accompagne d’actes concrets. Le coordonnateur national du Cnes s’est dit, quant à lui, étonné de voir à quel rythme les partis politiques voyaient le jour alors que les tentatives de fédérer les syndicats ont de tout temps été sabordées. Meziane Meriane du Snapest dit compter sur cette confédération pour sortir les syndicats de l’isolement dans lequel tentent de les maintenir les pouvoirs publics. Les syndicats autonomes qui n’ont plus rien à prouver en terme de représentativité ou de capacité de mobilisation affirment qu’ils n’épargneront aucun effort pour s’imposer si ce n’est à la tripartite annoncée dans quelques mois, à celle qui viendra après. Une chose est sûre, ils ne comptent pas rester en marge, même si cela doit passer par des démonstrations de force. 

N. I.

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