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SNAPSY

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samedi 7 juillet 2012


Le samedi, 07 juillet 2012
Un mois après sa suspension de son poste de travail
Le président du Snapsy réintégré !
Par : Malika Ben

 
L’interpellation du premier magistrat du pays via une lettre ouverte pour mettre fin à l’acharnement contre  les syndicalistes a finalement porté ses fruits. 

Près d’un mois après la suspension du président du Snapsy, Khaled Keddad, le conseil de discipline de la direction de la santé d’Alger DSP vient de décider de le réintégrer dans son poste de travail de psychologue clinicien à l’établissement de proximité. C’est ce qu’a annoncé le bureau national du Snapsy, précisant que la décision a été prise le 4 juillet dernier à l’issue du conseil de discipline devant lequel le syndicaliste a comparu le même jour.
Le combat, qui “continue” d’ailleurs pour le syndicat des psychologues, mené par la coordination des syndicats autonomes constituée de formations syndicales de la santé et de l’éducation, a finalement donné ses fruits. Le tollé qu’a soulevé la suspension de Khaled Keddad a finalement contraint la tutelle à donner de nouvelles instructions pour éviter que le conflit ne prenne des proportions alarmantes. Mais le coup est parti et l’histoire du syndicalisme algérien retiendra à jamais qu’un travailleur a été suspendu de ses fonctions pour avoir exercé son droit syndical. Faut-il rappeler, en effet, que le président du Snapsy n’a pas été suspendu en raison d’une faute professionnelle mais en guise de sanction pour sa participation à un sit-in de protestation devant le département d’Ould Abbès. Un fait, voire un précédent, que de nombreux syndicats n’ont pas passé sous silence. Dans sa lettre ouverte adressée au président de la République, la coordination des syndicats autonomes a qualifié la suspension de Keddad de “pas dangereux. Elle a été abusivement décidée par le ministère de la Santé et promptement exécutée par la DSP d’Alger, en violation des lois régissant l’activité syndicale.” Pour les syndicalistes “jamais dans l’Histoire de l’Algérie démocratique une telle ligne n’a été transgressée, jamais les libertés syndicales n’ont été autant piétinées.” Et ceci “s’inscrit à contre-courant de vos orientations appelant clairement à la construction d’un véritable dialogue social.” Le premier magistrat du pays a été interpellé “pour prendre les mesures nécessaires afin de faire cesser cet acharnement contre tous les délégués syndicaux, de renforcer le champ des libertés syndicales et d’œuvrer à la promotion du mouvement syndical national afin qu’il puisse assumer ses responsabilités, loin de toute pression et de tout marchandage.”

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