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SNAPSY

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samedi 21 juillet 2012


Le samedi, 21 juillet 2012
 
Actualités : INTERPELLÉ PAR LE SNPSSP ET L’INTERSYNDICALE
Le BIT saisit le gouvernement


Le Bureau international du travail (BIT), interpellé par le SNPSSP au sujet des atteintes aux libertés syndicales, réagit. Il saisit le gouvernement à ce propos. Le président du SNPSSP fait état d’un harcèlement sans pareil des syndicalistes au moment où le système de santé souffre de dysfonctionnements.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - En dépit du gel de la grève des spécialistes de la santé publique, les mesures répressives continuent de les cibler. Le Dr Yousfi, président du SNPSSP, évoque des questionnaires adressés aux délégués syndicaux et des ponctions sur salaires qui ont atteint des records. Certains médecins se sont vu retirer 26 jours de travail. Le ministère de la Santé a délégué des inspecteurs pour vérifier que ces ponctions ont bel et bien été effectuées. Autre signe du harcèlement qui ciblent les spécialistes, ces derniers ont quasiment été exclus des comités médicaux alors qu’un texte stipule qu’ils en font partie. Des mesures qui hérissent le premier responsable du SNPSSP qui s’étonne de voir que la tutelle fixe parmi ses priorités le harcèlement des syndicalistes et non pas les vrais problèmes du secteur. Et des problèmes, le docteur Yousfi en recense beaucoup. En tête de liste, la pénurie de médicaments. Au moins 89 médicaments manquent dans les hôpitaux de l’aveu même de la Pharmacie centrale des hôpitaux. Actuellement, affirme le Dr Yousfi, les anti-tuberculeux sont en rupture, ce qui constitue un danger et pourrait engendrer des résistances au moment même où l’Algérie peut se targuer d’être leader en matière de lutte anti-tuberculeuse. Pendant ce temps, s’étonne Yousfi, Ould Abbès s’intéresse à la mise en conformité des syndicats et aux dates de tenue de leurs congrès. «Maintenant que nous avons tenu notre congrès, quel argument restera- t-il au ministre ?» se demande le président du SNPSSP qui explique que plusieurs dossiers sont encore en suspens à l’instar de l’amendement du statut et du concours qui n’a jamais été organisé en dépit des effets d’annonce. Le SNPSSP exige l’ouverture de tous ces dossiers mais également celui de l’état du système de santé. Son président, habitué aux réactions de la tutelle, s’étonne que la déliquescence du système de santé ne fasse réagir ni le Premier ministre ni le président de la République. Le syndicat ne compte céder ni au mépris ni à la menace. Il se dit toujours mobilisé. Dès la rentrée sociale, son conseil national se réunira en session ordinaire.
N. I.

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