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SNAPSY

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mercredi 13 juin 2012

Réunion d’urgence de l’Intersyndicale des professionnels de la santé


Après la suspension de Khaled Keddad, président du SNAPSY
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Écrit par web   

Réunion d’urgence de l’Intersyndicale des professionnels de la santé
Les syndicats autonomes du secteur de la santé sont outrés et un retour à la protestation n’est pas à écarter. Suite à la décision prise pas le département d’Ould-Abbès de suspendre de ses fonctions, avant-hier, le président du Syndicat national algérien des psychologues (SNAPSY), Khaled Keddad, , les syndicats se mobilisent pour faire face à cette situation qu’ils qualifient de «très grave». 
En effet, l’Intersyndicale des professionnels de la santé, formée de quatre syndicats, à savoir le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), le Syndicat national algérien des psychologues (SNAPSY) et le Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical (SNPEPM), a tenu une réunion d’urgence hier soir pour décider de la suite à donner à ces dépassements et entraves à l’activité syndicale. Joint par téléphone, le porte-parole de l’intersyndicale et président du SNPSP, le Dr Lyes Merabet, a indiqué qu’une réunion d’urgence devait avoir lieu hier pour discuter et trouver des solutions adéquates pour faire face à ces dépassements dangereux du ministre de la Santé vis-à-vis des partenaires sociaux. «C’est une politique de terre brûlée», a estimé le Dr Merabet. En réaction à la suspension du président du SNAPSY, le président du SNPSP et porte-parole de l’intersyndicale a indiqué qu’«au moment où nous attendions des solutions à nos revendications, voilà que le premier responsable du secteur de la Santé s’acharne sur les présidents de syndicats qui ont osé dénoncer la situation catastrophique que vit le secteur». En tout cas, les membres de l’intersyndicale ne comptent pas se taire sur cette «grave atteinte au droit syndical». «Nous avons osé parler et discuter des insuffisances du secteur de la santé. C’est la seule explication que nous pouvons donner aux mesures prises par la tutelle», a dénoncé le porte-parole de cette entité syndicale.
Dans le même sillage, le Dr Merabet a révélé que d’autres syndicats du secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur ont donné leur accord de principe pour rejoindre l’intersyndicale. D’ailleurs, une réunion aura lieu vers la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine afin d’essayer de s’unir pour faire face à ces entraves à l’exercice syndical. «Finalement, le ministre de la Santé poursuit sa politique de chasse aux présidents des syndicats qui ne cessent de dénoncer la situation que vit notre secteur et continuent de soulever le problème de pénurie des médicaments et des vaccins. Mais que le ministre sache que les syndicats ne baisseront jamais les bras. Nous continuerons notre combat jusqu’au jour où le malade trouvera ce qui lui revient de droit au niveau des établissements sanitaires», a-t-il indiqué.
De son côté, Khaled Keddad, président du SNAPSY, a été le premier à faire les frais de cette mesure du ministre de la Santé. Joint également par téléphone, hier, il a indiqué que «ce n’est pas la première fois que je reçois des intimidations de la part du ministère de la Santé. Nous constatons que les syndicats ne sont pas protégés». Khaled Keddad ne s’attendait apparemment pas à une telle sanction qui équivaut à une proposition de licenciement. «Je m’attendais à une sanction du 1er ou 2 e degré et non du 4e  degré. Cette décision a été prise par le ministre et son secrétaire général. Ce dernier a demandé au directeur de la santé publique de Sidi M’hamed et à celui de la santé publique de proximité de me notifier cette décision», explique le syndicaliste. Et d’ajouter que si «le ministre cherche l’affrontement, il l’aura». M. Keddad a souligné qu’une réunion extraordinaire du conseil national de notre syndicat aura lieu demain  afin de décider de la suite à donner à cette décision arbitraire. «Les psychologues sont tous mobilisés pour défendre leur président. Je n’agis pas seul mais je suis président du syndicat des psychologues, je suis en train de défendre leurs revendications», a expliqué M. Keddad. Notons enfin qu’au moment où nous mettons sous presse, aucune information n’a filtré sur la réunion de l’Intersyndicale des professionnels de la santé.  

Mohammed Zerrouki



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