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lundi 4 juin 2012

L’Algérie doit respecter les traités internationaux


La CSI à propos des greffiers grévistes
«L’Algérie doit respecter les traités internationaux»
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El Watan,  le 03 juin 2012
La Confédération syndicale internationale (CSI) lance un appel d’urgence au président Bouteflika pour sauver les greffiers en grève de la faim, depuis 4 semaines, à la Maison des syndicats à Dar El Beïda à Alger.
Cette organisation exhorte le gouvernement algérien à cesser sa politique de «confrontation» adoptée à l’égard des syndicalistes, notamment ceux relevant du secteur de la justice, dans une requête datant du 30 mai 2012, adressée au président de la République.
«Nous demandons à votre gouvernement de revenir sur sa politique de confrontation, d’accepter le droit de ces personnels de former leurs propres syndicats et d’y adhérer, et de négocier une solution globale pour les plaintes qu’ils ont présentées», lit-on dans ladite requête.
Le SG de la CSI, qui a pris connaissance du dossier des greffiers en grève de la faim, a vite réagi en faveur de ces derniers et interpelle le président Bouteflika. La CSI, qui manifeste son soutien à la cause des greffiers, s’inquiète de leur état de santé qui ne cesse de se détériorer. Les grévistes «ont perdu 10% de leur poids», s’indigne la CSI.
«La Confédération syndicale internationale, au nom des 175 millions de travailleuses et de travailleurs qu’elle représente dans 151 pays, s’adresse aujourd’hui à vous en toute urgence à propos de la grève de la faim que mènent neuf syndicalistes algériens, représentants des greffiers de justice. Leur état de santé préoccupe vivement la CSI», précise le texte de la requête.
Suite au mutisme et à l’indifférence affichés par le ministère de la Justice envers les grévistes de la faim, la CSI appelle le gouvernement algérien à tenir à ces engagements.
Cette Confédération exhorte également le gouvernement algérien à répondre favorablement aux doléances des travailleurs qui réclament le droit à l’activité syndicale. «Votre gouvernement doit tenir ses engagements et respecter les droits syndicaux et les libertés fondamentales comme le droit d’organisation», écrit la CSI à l’adresse du président de la République.
Cette organisation intersyndicale rappelle au président Bouteflika du fait qu’en tant que «membre de l’Organisation internationale du travail, l’Algérie est tenue d’honorer les obligations découlant de traités internationaux».

 
Djedjiga Rahmani

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