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SNAPSY

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dimanche 6 mai 2012

Les professionnels de la santé comptent organiser un deuxième sit-in le 14 mai


Le journal quotidien Le Jeune Indépendant, le 05 Mai 2012

«Vous n’avez rien fait, Monsieur le ministre !»
L’Intersyndicale des professionnels de la santé publique est déterminée à faire valoir la plate-forme des revendications, en organisant un autre rassemblement devant le ministère de la Santé, le 14 mai. 

«Devant l’entêtement et la fuite en avant du ministre de la Santé concernant nos revendications socioprofessionnelles, l’Intersyndicale des professionnels de la santé a décidé d’organiser un deuxième sit-in devant le ministère de la Santé, le 14 mai prochain, ainsi que d’autres actions de protestation qui seront annoncées prochainement», a déclaré le Dr Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et porte-parole de l’Intersyndicale.
Le Dr Merabet a souligné que le choix de la date du 14 mai a été bien discuté entre les membres de l’Intersyndicale. «On a choisi la date du 14 mai pour ne pas donner l’occasion au ministre de la Santé de nous accuser qu’on est en train de faire de la politique». Et d’ajouter que «notre politique, c’est l’amélioration de la bonne prise en charge du malade que le premier responsable de ce secteur ignore». Le porte-parole de l’Intersyndicale des professionnels, constituée du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), du Syndicat national algérien des psychologues (SNAPSY) et du Syndicat national des professeurs de l’enseignement paramédical (SNPEPM), a tenu à dénoncer les déclarations du ministre à chaque fois qu’un syndicat autonome évoque un mouvement de protestation pour faire valoir ses droits.
«On en a marre de ses déclarations. A chaque fois qu’on annonce un mouvement de grève, le ministre déclare qu’on est en train de faire de la politique». «Mais la question qu’on se pose est : «Qu’a fait le ministre de la Santé depuis son installation à la tête du secteur ?», s’interroge le conférencier.
A l’intention du ministre, le Dr Merabet a déclaré : «Vous n’avez rien fait monsieur le ministre !». Et ce dernier de confirmer que «la pénurie du médicament et des vaccins persiste toujours. La priorité du ministre devrait être d’assurer un vaccin pour le citoyen or, ce n’est pas le cas», affirme-t-il. Et d’ajouter que «chaque semaine, on enregistre une nouvelle liste de médicaments en rupture». Le conférencier a soulevé également la souffrance que vivent au quotidien les cancéreux, révélant que «le rendez-vous le plus proche pour une radiothérapie a été fixé au 13 mars 2013». Selon lui, c’est cette situation catastrophique que vit le secteur qui a poussé les professionnels de la santé à s’organiser et à travailler dur afin de trouver des solutions à ce secteur névralgique. Et, surtout, tirer la sonnette d’alarme et alerter les pouvoirs publics sur «le marasme» que vit le secteur. Le Dr Merabet a indiqué qu’»il n’y a jamais eu de gestion catastrophique comme celle que vit le secteur depuis deux ans».
Et d’ajouter que «le ministre est en train de tenir des réunions avec les directeurs de la santé de wilaya pour leur donner des directives destinées à casser les mouvements de grève des syndicats autonomes, alors que, normalement, il doit les réunir pour essayer de trouver des solutions aux problèmes des malades au niveau de tous les hôpitaux».
De son côté, le Dr Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), en grève illimitée depuis le 22 avril dernier, a tenu à dénoncer les dépassements du ministre envers les partenaires sociaux, soulignant que «Djamel Ould Abbès a dépassé toutes les lignes rouges». Il citera, à cet effet, «l’interdiction d’entrer au ministère de la Santé pour les présidents des syndicats formant l’Intersyndicale des professionnels».
«Il a fait du ministère une propriété familiale. Ce qui est très grave», souligne le Dr Yousfi.
D’autre part, M Kadad, président du Syndicat national algérien des psychologues (SNAPSY), a indiqué que « notre syndicat a envoyé plus de 63 courriers au ministre de la Santé, mais, à ce jour, il n’y a eu aucune réponse. Mais une fois que notre syndicat a déposé un préavis de grève, le ministre nous a conviés à une réunion. Non pas pour la prise en charge de nos doléances, mais plutôt pour nous remettre des dépliants destinés à sensibiliser les Algériens pour aller voter le 10 mai prochain. Ce qui est tout à fait aberrant», affirme-t-il. Et d’ajouter qu’«on est en train de poser des problèmes relatifs à ce secteur malade, mais non en train de faire de la politique. Nous sommes des partenaires sociaux, mais non des partis politiques», a-t-il conclu.
Mohammed Zerrouki

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