.

.

SNAPSY

.

jeudi 23 juin 2011

Sit-in des psychologues devant le ministère de la Santé


Sit-in des psychologues devant le ministère de la santé :   Le marasme perdure

Horizons, le 23 juin 2011
Souhila H.
Les psychologues algériens ont renoué avec la protestation en observant hier, un sit-in devant   le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Des délégués des différentes wilayas du pays ont participé à cette rencontre qui a duré toute la matinée. Le but étant de «lancer  un message à la tutelle et l’informer que nos doléances n’ont pas été prises en charge et ce qui a été annoncé dans le régime indemnitaire et le statut ne reflète que le ministère de la Santé et les pouvoirs publics», dira    Khaled Keddad, président du syndicat national algérien des psychologues (Snapsy). 
M. Keddad a affirmé qu’un rendez-vous est pris pour le mois de septembre pour une autre action. «Nous accordons un délai de deux mois à notre tutelle et dans le cas d’une réponse négative, nous reviendrons à la charge», assure t-il.  Le mouvement de la protestation, qui s’est emparé de cette corporation, est dicté par la situation socioprofessionnelle déplorable vécue. M. Keddad rappelle que «76,04% des psychologues n’ont pas de bureau pour travailler, 418 psychologues travaillent dans le cadre de l’emploi de jeunes, 102 sont des vacataires et sur les 1039 titulaires, 59 seulement ont bénéficié de l’évolution de leur carrière». 
       En d’autres termes «seuls 59 sont à la catégorie 14 et le reste des psychologues est toujours classé à la 12 malgré un capital d’expérience conséquent». Par ailleurs, il dénoncera la non-considération du syndicat des psychologues comme partenaire social à part entière. «D’où le malaise  entre la fonction  publique et le Snapsy», puisque ce dernier n’a jamais été invité à participer aux commissions ad hoc.  Plus de 600 psychologues (la corporation en compte 3700) exercent comme vacataires depuis des années. Ces praticiens disposent de peu de moyens pour faire leur travail dans les structures médicales à commencer par l’absence de bureaux et équipements médicaux.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire